Le diamantaire De Beers perd de son éclat

Face à une crise profonde du marché, caractérisée par une concurrence féroce des pierres synthétiques et une baisse de son chiffre d’affaires en Chine (qui est le deuxième plus grand consommateur de diamants derrière les États – Unis), De Beers a opéré plusieurs changements majeurs.

Initiée le 6 juillet et dévoilé le lendemain par l’agence Bloomberg, la stratégie actuelle du diamantaire repose sur l’ajustement à la baisse de ses prix et la réduction de ses volumes pour absorber une demande en chute libre et écouler ses stocks excessifs.

Une révision à la baisse des tarifs

Après un échec de sa marque Lightbox lancée en 2018, De Beers a annoncé cesser la commercialisation de ses pierres de laboratoire pour se concentrer sur les diamants naturels. Les taxes aujourd’hui imposées par Trump et les conflits qui agitent le Moyen – Orient n’ont rien arrangé à la conjoncture.

Fondée en 1888 par le colon britannique Cecil Rhodes, le géant sud-africain a décidé de casser les prix de tous ses diamants bruts ; une rupture historique avec sa politique de longue date privilégiant les prix aux volumes.

Les objectifs de production pour 2026 ont été révisés à la baisse, visant désormais 21 à 26 millions de carats, contre une fourchette initiale plus élevée, afin de stabiliser le marché.

Une stratégie de restructuration

Dès le mois de mai 2024, le groupe minier Anglo American envisage de se séparer de De Beers (dont il détient 85 % des parts) par introduction en bourse ou vente directe, souhaitant se concentrer sur le cuivre et le fer.

En 2026, Anglo American poursuit sa stratégie de désinvestissement de De Beers pour se concentrer sur ses actifs miniers de base : le cuivre et le fer. La société a enregistré une nouvelle dépréciation de 2,3 milliards de dollars sur la valeur comptable de De Beers en février 2026, générant une perte nette de 3,7 milliards de dollars.

Anglo American est engagée dans un processus de vente structurée visant une finalisation durant l’été 2026, bien qu’aucune date de clôture définitive n’ait été officiellement confirmée. Le gouvernement du Botswana (détenteur de 15 %) et l’Angola sont des acquéreurs potentiels majeurs.

La vente de De Beers s’inscrit dans une transformation plus large d’Anglo American, qui a également annoncé son intention de fusionner avec le canadien Teck Resources pour devenir un leader dans le domaine des métaux de transition (peu glamour mais aux perspectives de croissance plus favorables), tout en se retirant des secteurs du charbon et du platine.

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