19 octobre 2025. Un commando de quatre individus a commis un cambriolage spectaculaire dans la galerie d’Apollon du musée du Louvre à Paris, dérobant huit joyaux de la Couronne de France en seulement sept minutes.
Les voleurs, masqués et vêtus de gilets de haute visibilité, ont utilisé un camion-nacelle pour accéder au premier étage, briser une fenêtre et fracturer les vitrines avant de fuir sur des scooters.

Neuf mois après ce vol historique, la Galerie d’Apollon rouvre ce mercredi 22 juillet 2026 avec une philosophie claire définie par le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault : « retrouver le palais sous le musée ».
Désormais épurée de ses vitrines centrales et de ses précieux bijoux, la galerie retrouve sa vocation originelle de galerie d’apparat du XVIIe siècle, comparable à la Galerie des Glaces de Versailles. Cette transformation radicale permet aux visiteurs de redécouvrir l’architecture dans son intégralité :

D’abord les plafonds signés par Charles Le Brun ; l’attention se porte désormais entièrement sur le programme iconographique dédié par le peintre au Roi-Soleil (Louis XIV) et commencé en 1663, illustrant la course de l’astre suprême, les saisons et les éléments.
Avec ses 60 mètres de long et sa hauteur sous plafond de 15 mètres, la salle offre un espace monumental ; une perspective dégagée sur les 41 peintures, 36 ensembles sculptés et 28 tapisseries qui la décorent, célebrant le classicisme baroque qui a fait les grandes heures de la monarchie absolue.

Une nouvelle « chambre forte »
La sécurité est devenue la priorité absolue suite au cambriolage d’octobre 2025 qui avait révélé d’importante failles dans la protection du musée le plus visité au monde (environ 9 millions de visiteurs chaque année). Les mesures prises sont définitives pour cette salle :

Les bijoux de la Couronne restants, dont la couronne de l’impératrice Eugénie de Montijo – composée de 1 354 diamants et de 56 émeraudes, retrouvée brisée lors du vol -, quitteront définitivement la galerie.
Ils seront installés dans une future « chambre forte » sans fenêtres, située dans une zone ultra-sécurisée du musée dont l’emplacement et le financement (estimés à plusieurs millions d’euros) sont encore à finaliser.

Les collections de pierres dures et autres objets précieux précédemment exposés seront relocalisés, notamment dans l’aile Richelieu, laissant la galerie d’Apollon exclusivement dédiée à la contemplation de son décor.
Contexte politique et financier
Cette réouverture s’inscrit dans un plan de refonte majeur du musée, le projet « Louvre Nouvelle Renaissance » :

Christophe Leribault, nommé en février 2026 en remplacement de Laurence des Cars après la crise du cambriolage, pilote cette mutation. Il a confirmé un chantier de rénovation global estimé à un milliard d’euros.
Outre la nouvelle salle forte, le musée a renforcé la sécurité en installant des barreaux aux fenêtres de la galerie, ajouté un poste de police mobile près de la pyramide et prévoit l’installation de 100 nouvelles caméras de surveillance d’ici la fin de l’année.

Malgré la réouverture, l’enquête est toujours en cours. Si deux individus ont été mis en examen pour vol en bande organisée et placés en détention provisoire, les 88 millions d’euros de bijoux volés (8 pièces majeures) restent introuvables et les enquêteurs recherchent toujours le commanditaire du braquage.
