Coupe du Monde 2026 : les secrets de fabrication du trophée

Le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 a été donné le 11 juin au Estadio Azteca (Mexico) ; hier soir, la France a réussi son entrée dans la compétition en s’imposant avec un score de 3 – 1 face au Sénégal.

Cette 23e édition historique, organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, apporte déjà son lot de polémiques : nouvelle règle d’arbitrage utilisant la vidéo, restrictions liées à la délivrance de visas… D’autant que c’est la première fois qu’un Mondial accueille 48 équipes, un nombre record qui indique l’expansion historique du tournoi.

Élément fédérateur par excellence, graal que chaque équipe rêve de brandir le 19 juillet prochain à New-York, le Trophée de la Coupe du Monde de Football est le résultat d’un processus de fabrication méticuleux.

Ce trophée est représenté par deux coupes successives depuis 1930.

À gauche : La Coupe Jules Rimet / À droite : La Coupe FIFA

La Coupe Jules Rimet (décernée de 1930 à 1970) était définitivement conservée par le Brésil après sa troisième victoire en 1970 ; elle a été perdue lors d’un vol en 1983 et, malgré une enquête, n’a jamais été retrouvée.

Le trophée actuel, la Coupe du monde de la FIFA, est utilisé depuis 1974 et est itinérant (la FIFA en conserve la propriété). Le sculpteur italien Silvio Gazzaniga a remporté le concours organisé par la FIFA en 1971 pour concevoir ce trophée, qui succède donc à la Coupe Jules Rimet.

Le trophée Jules Rimet porté par le footballeur brésilien Pelé / AFP / lefigaro.fr

La fabrication du trophée FIFA est réalisée depuis 1971 par l’entreprise familiale GDE Bertoni, située à Paderno Dugnano, près de Milan ; sous l’œil attentif de la patronne Valentina Losa.

Matériaux et Composition

Le trophée original est composé d’or massif (75% d’or pur 18 carats) et de malachite pour la base. Il pèse 6 kilos et mesure 38 centimètres. Sa valeur marchande est estimée à environ 500 000 euros, mais sa valeur symbolique dépasserait les 18 millions d’euros.

Il reste propriété de la FIFA et est conservé au siège de l’organisation à Zurich.

La copie remise à la fédération victorieuse est fabriquée en laiton (bronze) et est donc plus légère. Bien que moins précieuse, elle est traitée pour imiter l’original.

La création de la réplique est un processus artisanal, entièrement fait main, nécessitant trois mois de travail et l’intervention d’ouvriers spécialisés :

Crédits Photo : AFP / lunion.fr

Façonnage : Après la fusion du métal, le laiton subit un rodage, un moulage et une taille au biseau et au marteau. La base en marbre est également fabriquée sur place.

Assemblage et Finition : Les pièces sont assemblées, nettoyées et lissées. Le palmarès des vainqueurs est inscrit sur la base.

Dorure : Pour obtenir la couleur parfaite, la coupe est baignée trois fois dans une cuve d’or de 24 carats.

Séchage et Protection : Elle est enfin séchée dans un four à 60°C pendant 24 heures, puis vernie au pistolet pour assurer sa durabilité face aux intempéries et au temps.

Au terme de l’ultime match au MetLife Stadium (New-York/ New Jersey), les vainqueurs ne toucheront le trophée original que pendant un bref instant lors de la remise des prix, conservant ensuite la réplique en plaqué or.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.