The Beauty

Disponible sur FX et Hulu/Disney+ depuis janvier 2026, « The Beauty » est la série événement de ce début d’année. Après American Horror Story, Ryan Murphy s’allie à Matt Hodgson pour montrer les périls de la quête de perfection.

Jouant sur les codes du thriller et du polar, alliant humour décalé et horreur corporelle, la série est une adaptation de la bande dessinée éponyme de Jeremy Haun et Jason A. Hurley, publiée en 2016.

Synopsis : The Beauty relate une épidémie mondiale causée par un virus sexuellement transmissible qui transforme ses victimes en êtres physiquement parfaits, mais provoque des effets secondaires mortels, notamment une surchauffe des organes suivie d’explosions soudaines. L’intrigue suit deux agents du FBI, Cooper Madsen (Evan Peters) et Jordan Bennett (Rebecca Hall), chargés d’enquêter sur ces décès mystérieux, tandis qu’un milliardaire sans scrupules, Byron Forst (Ashton Kutcher), lié à l’origine du produit, fait tout pour conserver son empire.

Ryan Murphy s’inspire de ses œuvres antérieures comme Nip/Tuck et American Horror Story pour aborder la tyrannie de la beauté et la quête obsessionnelle de perfection. On sens également l’influence très forte d’oeuvres plus récentes comme The Substance.

La série est perçue comme une critique de la « culture Ozempic », où des traitements médicaux sont détournés pour modifier le corps, au détriment de la santé et de l’identité.

La satire sociale se mêle à l’intrigue policière pour un résultat soigné sur certains points – richesse de décors, qualités d’écriture – mais cheap sur d’autres. Les effets spéciaux sont parfois bâclés et certaines situations semblent invraisemblables, notamment la scène d’ouverture parisienne avec une légion d’agents armés pour une seule suspecte.

Les réactions sont mitigées. Aux États-Unis, la série obtient un score de 70 % sur Rotten Tomatoes et 65/100 sur Metacritic, qualifiée de « généralement favorable ».

En France, les critiques sont plus sévères : Le Monde la décrit comme un « grand-guignol pop et superficiel », tandis que BFMTV la qualifie de « série qui cultive le vide et la superficialité ». Malgré son esthétique clinquante, elle est critiquée pour son scénario flou et ses personnages peu profonds.

Une critique qui ne saurait valoir pour l’antagoniste emblématique de la série ; le personnage du tueur interprété par Anthony Ramos.

Froid, méthodique, impitoyable mais faisant également preuve d’humour ; on peut dire qu’il porte jusqu’ici l’intrigue à lui seul et pallie les insuffisances des autres membres du casting.

Si les trois premiers épisodes sont dans l’ensemble convaincants, reste à voir avec les huits prochains si The Beauty saura tenir la distance.

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